Je finis par me demander si, au fond, le leurre importe vraiment. Je m'amuse à varier les poissons nageurs, et il me vient cette idée que lorsque le poisson est là, et qu'il est en appétit, il mordra quel que soit le leurre (ou presque).
Ici, une belle perche de 38 cm, prise en canal avec le "xt3" de chez Xcalibur. L'idiote est attrappée par les ouïes :

Sauf erreur de ma part, au vidage, elle a revélé qu'elle était pleine de fraie. Ce n'est pas la première qui me donne cette impression. Pourtant, la période de fraie de la perche se situe vers avril. Bref, le réchauffement de la planète ? J'ai vu mercredi le film d'Al Gore, an inconvenient truth (une vérité qui dérange). Intéressant, et même plutôt convaincant, même si le film est fait par un américain et pour les américains, et manifeste donc une sorte de rhétorique pour le moins spéciale (pour ne pas dire spécieuse). Mais c'est insuffisant. Il faudrait aussi parler des particules en suspension dans l'atmosphère, qui réfléchissent la lumière du soleil, et qui, si le problème du CO2 était réglé, donneraient la tendance inverse, une glaciation. Et puis toutes les pollutions locales, avec l'exemple catastrophique de la Chine, mais pas seulement...
Enfin, et surtout, ce brave Al Gore se refuse, cela va de soi, à poser le vrai problème, je veux dire celui de la surconsommation, c'est à dire de la surproduction, donc du surtravail (pour dégager la survaleur, bref le profit), donc celui du mode de production capitaliste. Bien au contraire, ce brave gars pense que l'avenir économique est dans les solutions de rechange, qu'il y a là une véritable nouvelle voie pour générer du profit. Il n'a pas tort, le bougre, et nous verrons certainement de nouvelles formes de pollutions aussi, si d'ici là nous ne sommes pas grillés par l'effet de serre. Mais voilà des choses que ces imbéciles d'écologistes ne peuvent pas comprendre. Tous ces crétins décrivent comme des excès étrangers à notre monde les excès d'un monde qui nous est devenu étranger (SP, 199). Dommage. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que les soi-disants gauchistes révolutionnaires sont restés dans les sottises troskystes, état ouvrier dégénéré et autres niaiseries, et restent donc prisonniers du productivisme au travers d'une critiques de surface de l'ex URSS.
Sauve qui peut !!! Mais qui le peut ?