dimanche 11 mars 2007

Ouverture !

Voilà, c'était hier, enfin, l'ouverture de la première catégorie. A 14 h, j'étais au bord de l'eau, sur la belle rivière Ornain. Encore en décrue, il y avait beaucoup de courant, et il n'était pas facile de bien animer les leurres, très vite rabattus sur la berge par la force de l'eau. Mais le temps était magnifique, et finalement, au bout de quatre heures de prospection, une jolie petite récompense :



Celle petite fario fait 30 cm. Prise avec une cuiller un peu spéciale, que, du coup, je ne peux que recommander. On la trouve ici.

jeudi 18 janvier 2007

WANTED !

On recherche un gros salopard de brochet, qui a coupé net une ligne en emportant dans la gueule un leurre à 10 euros (au moins) ce jour du 18/01/2007, vers midi.

Le suspect a commis son forfait à l'entrée de Troussey (en venant de Pagny), à 10m à droite de l'embouchure du petit cours d'eau qui se jette là dans la Meuse.

L'emplacement est ici marqué d'une croix rouge :


Avis aux habitants de Troussey et des environs : la chasse au monstre est ouverte. Merci de répercuter l'information ! Si d'aventure on lui trouvait encore dans la gueule un leurre rapala shad rap vert clair (qui pour lui doit faire office de simple cure-dent, vu ce que j'ai senti comme puissance), merci de le rendre au propriétaire dépouillé de son bien par ce voyou des rivières.

dimanche 14 janvier 2007

Pêche à la morue.

Je voudrais parler, aujourd'hui, de la très fameuse espèce, je veux dire la morue royale. Mais pas pour en dire du bien, ça non, je crains que non. Car il faut savoir que cette morue là usurpe son qualificatif, et n'est qu'apparence. Elle semble rouge, du moins rose (il ne faut rien éxagérer non plus), mais en fait, elle est bleue, peut-être même blanche (comme une certaine armée ?). Pour être plus clair, c'est un poisson que l'on dit venir de gauche quand on est face à la mer. On se trompe, et lourdement encore. Il vient de droite, croyez-le ou non, mais il vient de droite, et franchement, pas par la bande. C'est à croire que la grande majorité des pêcheurs ne sait plus reconnaître sa droite de sa gauche. A vrai dire, cela na rien d'improbable.
C'est donc une pêche rebutante que la pêche à la morue royale. On croit poursuivre un poisson noble, mais c'est un poisson menteur, rien de plus qu'une belle image publicitaire. Il faut beaucoup de bravitude pour pêcher dans des eaux aussi troubles...

samedi 13 janvier 2007

Poisson nageur, encore !

Je finis par me demander si, au fond, le leurre importe vraiment. Je m'amuse à varier les poissons nageurs, et il me vient cette idée que lorsque le poisson est là, et qu'il est en appétit, il mordra quel que soit le leurre (ou presque).

Ici, une belle perche de 38 cm, prise en canal avec le "xt3" de chez Xcalibur. L'idiote est attrappée par les ouïes :



Sauf erreur de ma part, au vidage, elle a revélé qu'elle était pleine de fraie. Ce n'est pas la première qui me donne cette impression. Pourtant, la période de fraie de la perche se situe vers avril. Bref, le réchauffement de la planète ? J'ai vu mercredi le film d'Al Gore, an inconvenient truth (une vérité qui dérange). Intéressant, et même plutôt convaincant, même si le film est fait par un américain et pour les américains, et manifeste donc une sorte de rhétorique pour le moins spéciale (pour ne pas dire spécieuse). Mais c'est insuffisant. Il faudrait aussi parler des particules en suspension dans l'atmosphère, qui réfléchissent la lumière du soleil, et qui, si le problème du CO2 était réglé, donneraient la tendance inverse, une glaciation. Et puis toutes les pollutions locales, avec l'exemple catastrophique de la Chine, mais pas seulement...
Enfin, et surtout, ce brave Al Gore se refuse, cela va de soi, à poser le vrai problème, je veux dire celui de la surconsommation, c'est à dire de la surproduction, donc du surtravail (pour dégager la survaleur, bref le profit), donc celui du mode de production capitaliste. Bien au contraire, ce brave gars pense que l'avenir économique est dans les solutions de rechange, qu'il y a là une véritable nouvelle voie pour générer du profit. Il n'a pas tort, le bougre, et nous verrons certainement de nouvelles formes de pollutions aussi, si d'ici là nous ne sommes pas grillés par l'effet de serre. Mais voilà des choses que ces imbéciles d'écologistes ne peuvent pas comprendre. Tous ces crétins décrivent comme des excès étrangers à notre monde les excès d'un monde qui nous est devenu étranger (SP, 199). Dommage. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que les soi-disants gauchistes révolutionnaires sont restés dans les sottises troskystes, état ouvrier dégénéré et autres niaiseries, et restent donc prisonniers du productivisme au travers d'une critiques de surface de l'ex URSS.
Sauve qui peut !!! Mais qui le peut ?

dimanche 7 janvier 2007

La cuiller vaironnée ?

Bennnnn justement, j'en ai quelques unes, mais depuis peu, et je ne les utilise pour l'instant pratiquement pas. Alors ? Qui peut me dire ce que cela donne, dans quelles conditions, pour pêcher quoi et où ?

Voici deux exemples, Swissex et Mepps (les grands classiques !) :


Poissons nageurs (suite) : la question du prix !

L'inconvénient de ce type de leurre, c'est le prix. Il faut certes relativiser la chose en remarquant que cela se perd moins facilement qu'une cuiller, mais quand même, il est difficile de trouver un rapala (simple exemple, et, d'ailleurs, les modèles de la firme scandinave ne sont pas les plus chers, les japonais sont souvent hors de prix) à moins de 10 euros (à ce sujet, je conseille vivement de faire ses achats chez "Bass pro shop", surtout en ce moment que l'euro est fort par rapport au dollar : les prix y sont vraiment raisonnables, et les frais de port ne sont pas exorbitants).

Il y a cependant une solution : la marque "Géologic" de chez "Décathlon". Certes, ce n'est pas non plus la même qualité, et on ne peut pas faire la même chose avec les uns ou avec les autres. Mais il est aussi important d'avoir dans sa boîte à pêche des leurres pour toutes les situations, et les leurres "Géologic" sont parfois utiles, et bien moins chers (trois fois moins en moyenne). Il en est de même pour les spinnerbaits de la marque.

Voici une petite sélection :


Le premier fait 10 cm. Flottant, et même très flottant, il ne va guère plus profond que 80 cm. Il a une belle nage, assez puissante, et est doté de billes bruiteuses. Je le trouve très utile pour prospecter les hauts fonds, même s'ils sont un peu encombrés (s'ils le sont trop, il faudra cependant préférer le spinnerbait). Ainsi, lorsque la Meuse est en crue, il est tout à fait possible d'aller faire les bords de rivière inondés, car souvent les brochets se réfugient là. J'en ai pris un assez joli de cette manière il y a un mois, et avec ce leurre.

Le second fait 5 cm (sans la bavette). Il faut le ramener lentement si on veut qu'il nage correctement (enfin bon, je suppose que cela dépend aussi pas mal du moulinet : j'utilise un Shimano "Stradic 2500 FH" qui a comme particularité d'avoir une grosse vitesse de récupération). Il est très efficace sur les perches. J'avais trouvé un blister de 3 (colori truite, perche et gardon) pour un prix défiant toute concurrence (à ce qu'il me semble).

Le dernier fait 4 cm. Redoutable pour les perches et les truites. J'aime tout particulièrement le lancer dans les courants forts (en petites rivières de première catégorie). Dans ce cas, le plus souvent, je lance perpendiculairement à la rivière (donc droit devant moi si je suis face à la rivière), et je ramène doucement en laissant le courant animer le leurre. Le résultat est que le leurre a une trajectoire circulaire (en gros), et que s'il passe sous le nez d'un poisson aux aguets (le poisson sera alors face au courant, et mon leurre descendra vers lui puis passera devant lui), l'attaque sera presque inévitable. Attention !!! La truite, surtout la fario, n'attaque jamais quelque chose qui remonte le courant : elle est face au courant et guette ce qui descend le courant.
Autre possibilité : si on arrive à se placer dos au courant, il est assez efficace de simplement rabattre l'anse, et d'animer le leurre par petits coups de sillon, sans récupérer, et en laissant le courant agir sur le leurre. Cela donne vraiment l'illusion d'un petit poisson qui lutte contre le courant.

Vous croyez que les leurres "Géologic" ne donnent rien ?
Voici une preuve du contraire :



Ce n'est pas moi qui suis allé fourrer ce leurre (c'est le modèle du milieu sur la photo plus haut) dans la gueule de cette perche.

Remarque :
On voit sur la photo que j'utilise un émerillon. Je ne trouve pas que cela gène beaucoup la nage du leurre. En revanche, sur de petits poissons nageurs qui sont sensés être flottants, cela les leste un peu et ils deviennent "suspending". Ce n'est pas un gros inconvénient, et cela n'est rien devant l'incomparable avantage de pouvoir changer de leurre facilement.

Poisson nageur

Et pour commencer, si on parlait un peu de poissons nageurs ?

Il serait peut-être interressant de dire ceux que j'utilise, comment et pourquoi ?

A vrai dire, c'est un peu ma folie du moment, le poisson nageur, et comme je trouve l'objet "beau", j'ai un peu tendance à les collectionner. Commençons ici par mes préférés.



Remarque : pour agrandir la photo, cliquer dessus !!!


Bon alors.
Le premier (en haut) est un Rapala (marque) "Tail Dancer" (modèle).
A tout seigneur, tout honneur. C'est vraiment mon préféré.
Il se comporte toujours bien, quels que soient la vitesse de récupération ou la force du courant (ce qui n'est pas le cas de beaucoup de poissons nageurs, qui "partent en vrille" et remontent à la surface si, par exemple, on récupère un peu trop vite pour eux), il a une belle nage, avec beaucoup de vibrations. Je l'utilise en rivière, dès qu'il y a un peu de fond, car il descend jusqu'à 4 m (pour la version de 9 cm, le TD9). Sur la photo, c'est un modèle "perche", mais le modèle "shad" est aussi très "pêchant". Pour voir les différents coloris, cliquer ICI.
Le TD7 est aussi très bien. Il va un peu moins profond, et j'alterne l'utilisation de l'un et de l'autre selon la profondeur à laquelle je veux prospecter (et surtout pour éviter de perdre le leurre en l'acrochant au fond, même s'il est vrai que sa longue bavette donne une relative sécurité sur ce plan).

Une petite preuve de son efficacité :



Le second (en bas sur la photo) est une leurre Storm (marque), modèle MW 90. Il est bien utile pour prospecter autour de 2 m de profondeur, et sa couleur semble assez attractive pour les poissons (je pêche dans la meuse). En revanche, il se comporte moins bien que le TD dès qu'il y a un peu trop de courant. Voici un beau chevaine, pris aux charmes du MW 90 :


--------------------------------------

Les deux sont des modèles flottants. J'ai une préférence pour les "flottants", parce ce qu'ils offrent la sécurité de pouvoir cesser la récupération dès que l'on sent que cela accroche. Ils remontent tout de suite et on peut alors espérer ne pas perdre le leurre.

Deux remarques pour finir :

- J'ai comme l'impression que les carnassiers, en hiver, ont plutôt tendance à être au fond de l'eau, ce qui oblige à aller les chercher en profondeur (d'où l'intérêt d'un leurre comme le "tail dancer", en été, je n'ai rien contre l'utilisation d'une bonne cuiller, mais, à moins de les plomber un peu, je trouve que cela donne moins bien en hiver).

- Les 15 derniers jours de Décembre ont été beaux et froids : temps anticyclonique, pression barométrique haute... Plus un seul poisson ne mordait ! J'ai même vu un magnifique brochet (au moins 90 cm) suivre mon leurre plusieurs fois de suite pour finalement le dédaigner. Et puis le temps a changé, retour de la pluie, et ça mordait comme jamais. Conclusion : inutile d'aller à la pêche par temps beau et froid ?

--------------------------------

Bonus, une belle perche de 40 cm prise au TD7 (justement au moment où le temps changeait) :




Inauguration

Un blog pour discuter un peu de pêche au leurre, faire partager son expérience, et découvrir celle des autres. J'ai un peu dans l'idée une sorte d'espace web de mutualisation, où chacun pourrait dire aux autres comment il pratique, et pourquoi. Bref, on pourrait trouver ici des renseignements, des conseils...

Quant à moi, pour me présenter en quelques mots, j'ai péché, adolescent, la truite en torrent de montagne (pléonasme), en particulier sur le Drac (Hautes-Alpes), ce durant les mois de grandes vacances. Je pêchais à la cuiller. Il y a eu ensuite une interruption de 20 ans (en gros). Et puis cet été (2006), j'étais avec des amis dans le nord de la Meuse. Ils allaient un peu pêcher de la friture, au coup, avec de petits asticots. Cela ne me passionnait pas vraiment, mais un petit lancer traînait par là, je m'en emparais et sortait aussitôt un petit chevaine et une non moins petite perche. Il n'en fallait pas plus. Ce jour là, j'ai repris le virus, et me voici à courir les rivières de Meuse et d'ailleurs, autant que je peux, à la poursuite des carnassiers. Cuiller (tournantes, ondulantes, vaironnées), leurres souples, spinnerbaits, poissons nageurs, et, à vrai dire, tout ce que je trouve et qui à l'air marrant. Je n'avais jamais mis ma ligne dans des rivières de plaine comme la Meuse, et je dois dire que le premier brochet (de 64 cm, par chance, et alors que je traquais la perche) fut un choc : quel monstre, mais aussi quelles sensations !

Un petite photo pour mettre l'eau à la bouche : ma pêche d'hier (cliquer sur la photo pour l'agrandir).